mercredi 25 juin 2008

jour 5 de Jean

Naissance d'un petit mouton en montagne (il a encore son cordon ombilicale) lors de notre randonnée en montagne
Aujourd’hui on est sorti des WestFjord, la partie nord ouest de l’Islande. On a du faire au moins 400Km de gravier aller/retour aujourd’hui. On est parti ce matin vers 9h, arrêtés ici et là, pour finir près de Hrutafjordur dans un guesthouse avec « sleeping bag accommodation » En résumé une chambre de motel style européen et on emporte notre sac de couchage pour environ 33$ par personnes.

Nous sommes allés à la fin du chemin. On ne pouvait pas aller plus au nord et plus à l’ouest. Un peu comme Havre-St-Pierre sur la côte nord du Québec. Pierre voulait absolument voir les terres ancestrales d'Eirikr Le Rouge quand il est arrivé en Islande pour la première fois. Comme nous sommes arrivés trop tard pour prendre un bateau, nous avons décidé de laisser notre voiture pour escalader et marcher près de 2 heures pour la voir au loin.

Nous sommes allés voir un site expliquant les modes de vies des anciens habitants et une explication sur les sorcières du temps.

La partie Ouest de l’Islande est une des parties du monde ou il y a le plus d’histoire et de mythes sur les sorcières.

Si nous avons le temps, nous posterons quelques vidéos…
A+
Jean


Photos de la journée du 25

Petit Déjeuner

Source thermale daté de l'an 1200

La dernière ferme sur le westfjord
Maison de sorcière

Guesthouse avec sleepingbag accomodation

À l'arrière plan: le Drangaskörd






Jour 5, par Pierre Duquette


Regardez avec quoi ils attachent les chalets a cause des vents violents
Ancienne usine pour les baleines
Source thermale trouvée sur le bord de la route


Aujourd’hui nous avons donc passé une autre belle journée dans les Hornstrandir, les fjords de l’ouest. Nous avons constaté qu’il y avait autant de fermes abandonnées que d’habitées. Une résidente nous expliquait qu’aucun jeune Islandais ne revient dans les régions éloignées après les avoir quittées. Ça m’a fait penser à mon Abitibi chéri. Par contre, si on compare Preissac (petit village abitibien) à Drangnes (petit village des Hornstrandir), on pourrait dire que Preissac est une énorme métropole. Je crois qu’il n’y a pas plus de trente maisons dans ce coin de pays aussi vaste que l’île de Montréal. Les habitants s’exproprient eux-mêmes vers Reykjavik. Ils fuient les extrêmes. Car ici, dans les hauts fjords, tout est extrême : la solitude, l’éloignement, les paysages, les routes de graviers à flanc de montagne, les millions de moutons, les eaux bouillantes qui se jettent dans les eaux glacées; les volcans, les glaciers et j’en passe !
Aujourd’hui encore, j’ai réalisé l’un de mes objectifs. Nous avons gravi le mont Krossanesfjall afin d’y voir le Drangaskörd et la baie de Drangavik, là où Eirikr raudi (le rouge) Thorvaldsson est arrivé avec son père vers l’an 984. Il s’agit d'un promontoire rocheux en forme de mâchoire inférieure de Troll. C’était fou. Il faut noter qu’un Troll Islandais n'est pas un lutin ou une petite bête. Ce sont des monstres géants. On raconte que c’est à cause d’eux s’il y a autant d’îles dans les environs. Je m’explique. À chaque fois qu’un Troll sort de sa cachette dans la nuit afin de chercher le trouble aux humains, il doit obligatoirement retourner dans sa cachette au fond de la terre avant le lever du soleil. Sans quoi les rayons le pétrifient aussitôt. Il se transforme en roche. Toutes les îles sont donc des Trolls qui un jour ou l’autre ont voulu faire suer des pêcheurs en voulant couler leur bateau, ou leur chatouiller les orteils. Malheureusement pour eux, ils se sont fait surprendre par le levé du soleil. Et Pouf ! En rock !
En après midi nous sommes redescendus sur les abords d’une très large baie appelée : Húnaflói, jusqu’aux confins d’un grand fjord (Hrùtafjördur). Nous campons donc à Saeberg. Il vente à écorner les…boucs. Malgré le vent et le froid, je me suis prélassé dans un bain thermal extérieur. Jean avait trop froid pour venir… J’étais donc seul avec une petite bjòr viking de 500ml bien froide dans un somptueux décor donnant sur le fjord couvert de lourdes vagues, tels des moutons… à non pas encore des moutons… justes des vagues ! tourelou!

Peter D.

mardi 24 juin 2008

Jour 4






Jean

Aujourd’hui 24 Juin 2008 on est allé visiter une maison Hantée ( voir le vidéo ).

On s’est arrêté ce soir pour prendre une tite bière pour fêter la St-Jean (la bière c’est une tradition chez les Duquette…hahaha) J’ai mangé comme un roi. C’est un restaurant Islandais tenu par un chef français. Le meilleur poisson que j’ai mangé dans ma vie. Filet de poisson au cognac (je me rappelle plus du nom) sauce aux épinards, une soupe exquise et un dessert… a la française… pas trop gras….

Pour 3$ on avait droit de se baigner dans une piscine thermale à 32 degré et un bassin naturel à 40 degré. On a du rester au moins 2h, le temps de finir quelques broues et de ratatiner un ti peu. Quand il fait 7 degré tas pas vraiment le gout de sortir. Il est minuit et vingt et je n’ai pas vraiment le gout d’aller me coucher quand il fait clair et frette comme ca. (Le soleil se coucheras pas encore une fois je crois)

On a mangé du mouton fumée dans nos sandwiches ce midi. Dans le comptoir viande, ils ont 95% de mouton (de la cervelle jusqu’aux testicules) et 5% de restant (bœuf et compagnie)
Pierre s’est trompé, on voulait acheter du lait et on a acheté du : AB MJÖK … Une sorte de lait passé date mélangé avec du yaourt pas encore prêt et de la crème sûr. Quand on le buvait, ca restais collé sur les dents... Ils s’en servent avec un peu de sucre brun pour mélanger avec leurs céréales ou bien comme un genre de milkshake cheap.

On se prépare pour demain, une expédition en bateau et une marche de quelques heures pour rejoindre le premier lieu d’habitation de Eirikr le rouge après avoir été banni de la Norvège vers 980. Il faut rencontrer un Islandais au nom bizarre et lui demander de nous transporter jusqu'à cet endroit. Il n’y a pas de route pour y aller. Selon la guide de l’information touristique, il faut s’attendre à rencontrer un méchant spécimen de capitaine de bateau. Elle n’a pas voulu en dire plus en riant… Elle nous a donné son numéro de tel pour le rejoindre directement sur son bateau.

Bon à demain les poussineaux à demain les poussinettes (pour Emmanuel celle-là)







lundi 23 juin 2008